Ce wiki est destiné à maintenir un point synthétique sur les "réformes" infligées à la recherche et à l'enseignement supérieur. En effet, nous pensons que ces "réformes" mettent en péril l'avenir et qu'il est donc important que chacun puisse en suivre les vicissitudes alors même qu'il s'agit, peut-être à dessein, de changements multiples, compliqués et abstraits.
En quelques mots: revendications et inquiétudes
- Emploi des jeunes chercheurs et enseignants-chercheurs:
- refus des suppressions d'emplois (promesses de la ministre seulement (i) pour 2010 et 2011 concernant les postes statutaires dans les universités; (ii) pour 2009 concernant les postes de CR utilisés pour les chaires)
- exigence d'un plan pluri-annuel de recrutement (refus de la ministre, il faut supprimer des postes conformément à la promesse électorale)
- refus de la multiplication de postes précaires (qui plus est en accordéon)
- refus des chaires d'excellence inadaptées et machines à détruire les EPST (promesse de la ministre d'un autre financement, ce serait une initiative malheureuse des EPST eux-mêmes!)
- condition des doctorants, contrat unique (réunion le 6 avril)
- Indépendance académique:
- exigence d'un maintien de l'évaluation et des promotions par les pairs et non par une nouvelle hierarchie, notamment grâce à des commissions d'évaluation contenant élus et nommés (un rôle accru du CNU a été obtenu pour l'évaluation et 50% des promotions, refus de la ministre de redonner un rôle important au comité national)
- refus de la bureaucratisation (l'AERES dirigée par le ministère sera "certifiée" au niveau européen)
- maintien d'un soutien de base suffisant (refus de la ministre)
- Rôle du CNRS et des EPST
- Refus du découpage/démantelement du CNRS, de l'INRIA, du CEMAGREF (instituts maintenus, la ministre nie toute volonté de démantelement et s'engage à demander une clarification au premier ministre)
- Refus de l'abandon d'une majorité d'UMR cogérée par les EPST (la ministre dit que c'est une initiative malheureuse des EPST mais confirme que l'hébergeur gèrera seul les UMR)
- Demande d'un pilotage scientifique autonome, ie, poursuite du rôle d'opérateur de recherche (refus par la ministre de l'évaluation par le comité national, augmentation de la dépendance des EPST envers l'ANR)
- maintien du principe et du nombre des chercheurs à temps plein
- développement des décharges d'enseignement temporaire (délégation CNRS, CRCT)
- Demande de moyens suffisants et stable
- sincérité sur les budgets
- restauration d'un soutien de base important (refus de la ministre)
- augmentation de la part des programmes fondamentaux ("blancs") de l'ANR à 50% (la ministre accepterait si 'la pression était suffisante')
- développement des personnels techniques et de soutien à la recherche
- revalorisation des carrières (et pas seulement leur tout début et ou par des primes qui ne peuvent pas être une réponse au problème du niveau très médiocre des rémunérations)
- Formation des enseignants du secondaire
- préservation du niveau disciplinaire
- nécessité de l'année de formation professionnelle et du pré-recrutement
- bonne organisation des préparations et des concours (** obtenu: maintien des concours et de leur préparation sous leur forme actuelle en 2010**)
- Crédit Impôt Recherche
- Son budget énorme justifie une évaluation scientifique des résultats et des moyens (notamment emploi de docteurs)
CNRS et autres Etablissements Publics de Recherches Scientifiques et Technologiques
Pérennité du CNRS
- Exigence d'un engagement du premier ministre après les déclarations contradictoires au plus haut niveau
- Engagement de l'Etat sur les moyens dans le contrat Etat-CNRS
Maintien du rôle structurant du CNRS
- rôle des EPST dans la définition des programmes thématiques de l'ANR
- préservation des UMR comme unité de base de l'organisation de la recherche
Collégialité et bureaucratie
- Présence d'un conseil scientifique fort
- Evaluation par les pairs, basée sur l'expertise et la connaissance des travaux
- Refus de l'évaluation "au kilo" par des indicateurs
Moyens
- recrutements de chercheurs et d'ITA
- retour à un soutien de base significatif par rééquilibrage avec l'ANR
- amélioration de la gestion (rapport Aimé?)
Situation des doctorants
Le contrat unique
Perspectives d'emploi et de carrières
Formation des enseignants du scolaire
Principe de la mastérisation
Les candidats à l'enseignement dans le primaire et le secondaire devront être titulaires d'un master (BAC+5, ancien DEA). Il s'agira le plus souvent d'un master spécialisé pour l'enseignement, qui risque fort de ne pas ouvrir sur beaucoup d'autres métiers en cas d'échec au concours.
Année de formation théorique supplémentaire
Il s'agit d'un allongement des études non rémunérées (au risque d'amplifier la sélection sociale), ceci alors même que le niveau des connaissances exigibles est abaissé et qu'une des épreuves de connaissances est remplacée par une interrogation sur la "connaissance du système éducatif".
Organisation des préparations et du concours
Tout s'opère dans une précipitation insensée: les universités doivent proposer des préparations aux concours alors que ceci ne sont pas encore complètement définis par le ministère.
La période transitoire nouvellement concédée à défaut du report demandé risque de rendre la situation encore plus confuse.
Universités
Moyens en Personnels
Une diminution de ?? enseignants-chercheurs et ?? personnels de soutien est programmée sur 4 ans
un gel de ces diminutions a été obtenu pour 2009
Moyens financiers
Les budgets communiqués aux universités sont généralement en baisse maquillée par l'intégration de nouvelles charges, les moyens du plan campus sont le plus souvent compensés par des réductions dans d'autres budgets.
Gouvernance des universités
La loi LRU (Libertés et Responsabilités des Universités) reste inchangée avec la concentration du pouvoir autour du président au dépends des facultés et départements.
Evaluation
Le dernier projet de décret prévoit que l'évaluation scientifique sera effectuée par le Conseil National des Universités tous les quatre ans avec des moyens à préciser. L'évaluation de l'enseignement et des autres missions reste à définir.
Libertés académiques
V. Pécresse a promis à l'assemblée nationale que le nouveau décret maintiendrait la proportion de 50% de promotions décidées localement (ie par les présidents d'université ou les conseils) et 50% décidées par le conseil national des universités, regroupant des experts de chaque domaine.
Services d'enseignement
La modulation du service suppose désormais l'accord de l'intéressé ainsi que, curieusement, une évaluation défavorable du Conseil National des Universités.
Le paiement des heures complémentaires est rétabli pour les enseignements au-delà du service normal (192h de travaux dirigés ou équivalent).





